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A LA MEMOIRE DES 1 500 000 VICTIMES ARMENIENNES

24 Avril 2013 : 98ème anniversaire du génocide arménien de 1915

perpétré par le gouvernement Jeune-Turc

98 ans de déni : ça suffit !

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    1. VEILLE MEDIA

Jeudi 12 décembre 2013


Retrouvez les informations sur notre site :

http://www.collectifvan.org

Rubrique Info Collectif VAN : http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1

et Rubrique News (Revue de Presse) :
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=4&page=1



    1. SOMMAIRE

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] vous propose une revue de presse des informations parues dans la presse francophone, sur les thèmes concernant la Turquie, le génocide arménien, la Shoah, le génocide des Tutsi, le Darfour, le négationnisme, l'Union européenne, Chypre, etc... Nous vous suggérons également de prendre le temps de lire ou de relire les informations et traductions mises en ligne dans notre rubrique http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1. Par ailleurs, certains articles en anglais, allemand, turc, etc, ne sont disponibles que dans la newsletter Word que nous générons chaque jour. Pour la recevoir, abonnez-vous à la Veille-Média : c'est gratuit ! Vous recevrez le document du lundi au vendredi dans votre boîte email. Bonne lecture.

La Turquie élue au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le loup dans la bergerie : la Turquie a rejoint le Comité du patrimoine mondial des Nations Unies, en monnayant sa place. « Le ministre turc de l’Éducation, Nabi Avci, a annoncé le 10 novembre que la Turquie a doublé sa contribution à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), les États-Unis et Israël ne payant pas leur cotisation. » L’annonce du ministère des Affaires étrangères ne fait nullement mention des nombreux monuments culturels et religieux arméniens situés dans la Turquie d’aujourd’hui [qui ont subi] des décennies de négligence, de profanations et de destructions systématiques.» Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 12 décembre 2013.

Centrafrique : La communauté internationale doit protéger les civils
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "La population civile de République centrafricaine doit être protégée de toute urgence, a déclaré Amnesty International lundi 9 décembre 2013 à Bangui, la capitale, à l’issue de quatre jours de la pire flambée de violence que le pays ait connue depuis le début du conflit. Les délégués de l’organisation ont vu des dizaines de cadavres à la morgue centrale de Bangui et se sont rendus dans plusieurs des nombreux lieux où quelque 60 000 personnes au total ont trouvé refuge à travers la ville. La ville de Bossangoa et d’autres parties du pays seraient le théâtre de scènes similaires. " Le Collectif VAN vous invite à lire ce communiqué de presse publié sur le site d'Amnesty International le 9 décembre 2013.

Presse arménienne : Revue du 11 décembre 2013
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le rapport de l’Ombudsman, Karen Andreassian, mettant en cause l’impartialité du système judiciaire arménien et dénonçant des pratiques de corruption a été vivement critiqué par le Ministre de la Justice, Hrayr Tovmassian, qui l’a jugé « basé sur des rumeurs et non sur des faits ». De même, Arsen Babayan, porte-parole du Département de la Justice, a écarté ce rapport, affirmant qu’il ne contient aucune preuve de la corruption présumée." Le Collectif VAN vous présente cette Revue de Presse parue sur le site de l'Ambassade de France en Arménie le 11 décembre 2013.

Collectif VAN : l'éphéméride du 12 décembre
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org – La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). « 12 décembre 1915 -- France : publication du N°1303 du périodique «Le Petit Journal». Au sommaire : « Les massacres d'Arménie ». Extrait : « Abdul-Hamid avait fait massacrer 200.000 Arméniens. Les Jeunes-Turcs, depuis qu’ils sont les alliés des Allemands, ont de beaucoup dépassé ce chiffre déjà effroyable. Ils ont fait périr un million d’hommes, femmes et enfants de cette race infortunée. Ils n’ont accompli cet abominable forfait qu’après en reçu l’autorisation expresse du gouvernement du kaiser, et la presse allemande officieuse s’est couverte de honte en approuvant publiquement ces massacres....» «Toutes les nouvelles, de toutes les sources, parvenues de Constantinople, de Smyrne, d’Angora, de Van, etc., etc., s’accordent dans la description des horribles scènes de carnage dont les victimes sont, depuis le début de la guerre, les populations arméniennes de l’empire. Les Turcs ont dressé un plan pour l’extermination complète des Arméniens et ils l’exécutent avec une sauvagerie qui fait dresser les cheveux sur la tête, avec des raffinements de cruauté dont l’histoire de l’humanité, même dans les siècles les plus reculés, donne peu d’exemples.» »

Voyages intimes dans l'Orient chrétien
Les pages sur la Syrie, écrites juste avant le déclenchement de l'actuelle guerre civile, pourraient paraître dépassées. Elles sont les plus poignantes peut-être, car elles permettent de découvrir ce qui est désormais irrémédiablement perdu : une mosaïque belle mais précaire de groupes humains de traditions et de religions différentes, intimement imbriquées.

Le Liban va émettre un timbre commémoratif pour le centenaire du génocide arménien
Le gouvernement libanais envisage d’émettre un timbre commémoratif décrivant le Monument du Génocide à Bikfaya, au Liban, afin de commémorer le 100e anniversaire du génocide arménien.

Dépêche de l'APA [ 12 Décembre 2013 13:15 ] - Agence de Presse d'Azerbaïdjan
Le Collectif VAN vous propose un article de l'APA (Agence de presse azérie) daté du 12 décembre 2013. Les articles de ce site (écrits généralement dans un français rudimentaire) ne sont pas commentés de notre part. Ils peuvent contenir des propos négationnistes envers le génocide arménien ou d'autres informations à prendre sous toute réserve. "Selon le communiqué du Forum de la Jeunesse de la Conférence Islamique pour le Dialogue et la Coopération (ICYF-DC) posté à l'APA, le projet de résolution présenté par le Forum a été adopté lors de cette réunion. Ainsi, le CMAE/OCI a confirmé une nouvelle fois sa position sur la reconnaissance de la tragédie de Khojali comme un acte de génocide."

L’entrée de l’Arménie dans l’Union douanière sur la bonne voie
Tigran Sarkissian a déclaré hier que des fonctionnaires arméniens et des représentants de l’Union douanière ont travaillé ensemble pour la « feuille de route » concernant l’adhésion de l’Arménie au bloc commercial comprenant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan.

Et les chrétiens du Liban ?
La tragédie syrienne a constitué, en quelque sorte, une boîte de Pandore révélatrice : de ses tréfonds ont surgi tous les malentendus, toutes les haines accumulées au fil des siècles, une explosion dont les éclats ne pouvaient qu'atteindre le Liban à l'équilibre confessionnel fragile.

Dépêche de l'APA [ 12 Décembre 2013 12:19 ] - Agence de Presse d'Azerbaïdjan
Le Collectif VAN vous propose un article de l'APA (Agence de presse azérie) daté du 12 décembre 2013. Les articles de ce site (écrits généralement dans un français rudimentaire) ne sont pas commentés de notre part. Ils peuvent contenir des propos négationnistes envers le génocide arménien ou d'autres informations à prendre sous toute réserve. "Ahmet Davutoglu a été accueilli avec la protestation en Arménie. Les membres de l’union de la jeunesse Dashnaksutyun et union des étudiants Nikol Aqbalyan sont arrivés devant l’hôtel ou l’événement se tient et ont protesté contre Davutoglu. Ils tiennent les pancartes qui dit: « Arrêtez le génocide! », « Stop au refus », « Stop à l'injustice! ». "

Le Président arménien ne prévoit aucune réunion avec le ministre turc des Affaires étrangères
Le président arménien Serge Sarkissian n’a pas l’intention de recevoir à Erevan le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a déclaré son porte-parole Arman Saghatelian sur sa page Twitter.

La Centrafrique risque-t-elle de devenir un nouveau Rwanda?
Le terme «génocide» est tout sauf anodin. C’est le crime le plus grave en matière de droit international. Il engage la communauté internationale à intervenir pour «prévenir ou arrêter des actes» qui en relèvent, conformément à la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide.

La Rencontre des chrétiens du Machrek appelle à la libération des otages en Syrie
Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire, la Rencontre a vivement condamné les atteintes perpétrées par des groupes armés contre les chrétiens dans plusieurs pays du Machrek, rappelant dans ce cadre le kidnapping récent des religieuses orthodoxes du couvent Sainte-Takla à Maaloula, ainsi que le rapt des évêques Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim.

Le chef de la diplomatie turque devrait rencontrer Serge Sarkissian selon le journal turc Sabah
Les médias turcs ont continué à spéculer au sujet de la visite du ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu en Arménie. Le chef de la diplomatie turque irait en Arménie avec deux offres, y compris le transfert des deux régions à l’Azerbaïdjan en échange de l’ouverture de la frontière, a écrit le quotidien turc Sabah.

Article du journal franco-turc Zaman - 12/12/2013 - 1
Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal proche du parti au pouvoir (AKP). "Washington a suspendu son aide non létale destinée au nord de la Syrie, à la suite de la capture par des combattants islamistes de bâtiments appartenant à l'Armée syrienne libre (ASL) opposée au président Bachar al Assad, a annoncé mercredi l'ambassade des Etats-Unis à Ankara."

Centrafrique. Pourquoi la France est seule sur le terrain
De l'autre côté de l'Atlantique, il se dit que la Maison Blanche est admirative de l'action française en Centrafrique. Vendredi, au premier jour de l'opération militaire "Sangaris", Washington a salué le "leadership" de l'armée française. Soulagé sans soute de ne pas devoir y participer activement. Mais en France, le doute a surgi dans la presse et dans les rangs de l'opposition après la mort de deux soldats français en Centrafrique, cinq jours après le début de l'intervention.
INFO COLLECTIF VAN

La Turquie élue au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le loup dans la bergerie : la Turquie a rejoint le Comité du patrimoine mondial des Nations Unies, en monnayant sa place. « Le ministre turc de l’Éducation, Nabi Avci, a annoncé le 10 novembre que la Turquie a doublé sa contribution à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), les États-Unis et Israël ne payant pas leur cotisation. » L’annonce du ministère des Affaires étrangères ne fait nullement mention des nombreux monuments culturels et religieux arméniens situés dans la Turquie d’aujourd’hui [qui ont subi] des décennies de négligence, de profanations et de destructions systématiques.» Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 12 décembre 2013.

La Turquie rejoint le Comité du patrimoine mondial des Nations Unies : le loup dans la bergerie

Harut Sassounian


The California Courier
Éditorial du 12 décembre 2013

Plus tôt cette année, j’ai écrit un article décrivant les tactiques d’intimidation du gouvernement turc pour réclamer des objets antiques se trouvant dans des musées européens et américains. Il est ironique que la Turquie, l’un des plus grands pilleurs et maraudeurs de l’héritage culturel d’autres nations, exige de façon aussi agressive la restitution de ces antiquités.

Mais au cas où ces menaces échoueraient, la Turquie s’est lancée le mois dernier dans une nouvelle démarche – la corruption ! Le ministre turc de l’Éducation, Nabi Avci, a annoncé le 10 novembre : « La Turquie a doublé sa contribution à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) dans le contexte de crise financière qu’elle traverse, les États-Unis et Israël ne payant pas leur cotisation. »

Le ministre Avci n’a même pas essayé de cacher la vraie raison de la générosité de la Turquie. Il avait fait savoir que « des progrès significatifs ont été réalisés pour l’élection de la Turquie au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO le 19 novembre. » Et de fait, la prédiction du ministre turc s’est concrétisée, car le pays a été élu pour quatre ans. Il fait désormais partie des 21 membres du Comité du patrimoine mondial.

Le ministère turc des Affaires étrangères a immédiatement annoncé qu’en tant que membre de ce Comité, « la Turquie souhaite partager, sur la scène internationale, son expérience et sa connaissance acquises avec la gestion et la protection de son propre patrimoine culturel, 11 biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial culturel, représentant différents niveaux de la civilisation anatolienne, comprenant les périodes néolithique, hellénistique, romaine, byzantine, seldjoukide et ottomane. »

Élire la Turquie dans une institution censée préserver des biens culturels revient à introduire le loup dans la bergerie. La Turquie ne devrait pas être qualifiée à siéger au Comité de l’UNESCO, ou à toute autre agence de l’ONU, en raison de son long bilan de graves violations des droits de l’homme et de la menace hégémonique qu’elle représente pour la paix et la sécurité des États voisins.

Sans surprise, l’annonce du ministère des Affaires étrangères ne fait nullement mention des nombreux monuments culturels et religieux arméniens situés dans la Turquie d’aujourd’hui. Ce n’est que ces dernières années, dans le but de faciliter sa candidature à l’Union Européenne et pour générer des revenus touristiques, que le gouvernement turc a rénové une poignée d’églises grecques et arméniennes, après des décennies de négligence, de profanations et de destructions systématiques.
Mais aujourd’hui, étant donné que la Turquie est injustement devenue un membre du Comité du patrimoine mondial, le représentant de l’Arménie à l’UNESCO a l’occasion, lors de chaque session de ces quatre années à venir, de souligner toute l’ironie de la situation de la Turquie – chargée de préserver des monuments culturels, tout en restant l’un des plus grands confiscateurs de l’héritage culturel d’autres nations.

Murat Suslu, le directeur général des musées et de l’héritage culturel de la Turquie, a déclaré sans sourciller au New York Times : « Nous voulons simplement que l’on nous rende ce qui nous appartient de droit… Si vous venez chez moi et que vous volez des objets précieux, ne suis-je pas en droit de les réclamer ? » Il faudrait rappeler à M. Suslu, qui a insisté sur le fait que le pillage et le vol sont de mauvais actes quelle que soit l’époque à laquelle ils ont été commis, que la Turquie pourra se permettre de faire ce genre de réclamations lorsqu’elle aura restitué ce qui appartient de droit aux Alévis, aux Arabes, aux Arméniens, aux Assyriens, aux Chypriotes, aux Grecs et aux Kurdes !

La déclaration d’Ertugrul Gunay, le ministre turc de la Culture au magazine The Economist est tout autant ironique : « Je pense sincèrement que toute antiquité se trouvant n’importe où dans le monde doit éventuellement revenir dans son pays d’origine. Quand bien même ces objets seraient en pierre, les animaux, les plantes et les monuments ont une âme à l’instar des hommes. S’emparer d’un monument déstabilise le monde et est un acte irrespectueux envers l’histoire. »

Au lieu de présenter la Turquie comme un pays victime de pillage, les responsables turcs devraient admettre qu’ils sont en possession de nombreuses antiquités confisquées par leurs prédécesseurs ottomans, lorsqu’ils occupaient plus d’une dizaine de pays voisins. Par exemple, le sarcophage d’Alexandre le Grand découvert près de Sidon au Liban en 1887, a été expédié au Musée archéologique d’Istanbul, sur les ordres du sultan Abdul Hamid II, où il se trouve encore et est considéré comme l’un des plus précieux trésors culturels de Turquie ! De même, l’Arabie Saoudite est en droit de réclamer une pléthore de reliques sacrées islamiques prises à La Mecque par les autorités ottomanes au 19e siècle.

La Turquie étant désormais membre du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, cela fournit une occasion unique aux Arméniens et à toutes les nations dépossédées, d’attirer l’attention du monde sur la confiscation illégale de leur héritage culturel, effectuée par le gouvernement turc, et d’exiger le retour immédiat de leurs biens.

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 12 décembre 2013 – www.collectifvan.org



http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=77360

Lire le texte original dans la rubrique en anglais



Centrafrique : La communauté internationale doit protéger les civils

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous invite à lire ce communiqué de presse publié sur le site d'Amnesty International le 9 décembre 2013.

Amnesty International

9 décembre 2013

République centrafricaine. La communauté internationale doit protéger efficacement les civils

La population civile de République centrafricaine doit être protégée de toute urgence, a déclaré Amnesty International lundi 9 décembre 2013 à Bangui, la capitale, à l’issue de quatre jours de la pire flambée de violence que le pays ait connue depuis le début du conflit.

Les délégués de l’organisation ont vu des dizaines de cadavres à la morgue centrale de Bangui et se sont rendus dans plusieurs des nombreux lieux où quelque 60 000 personnes au total ont trouvé refuge à travers la ville. La ville de Bossangoa et d’autres parties du pays seraient le théâtre de scènes similaires.

« Le nombre d’habitants qui fuient leur domicile à la recherche d’un abri sûr montre à quel point la peur et l’insécurité se sont répandues dans les quartiers de Bangui », a déclaré Christian Mukosa, spécialiste de l’Afrique centrale à Amnesty International, qui se trouve actuellement à Bangui.

Dans les lieux où ces gens cherchent refuge, la population augmente la nuit car, par crainte des attaques, de nombreux habitants quittent leur domicile au coucher du soleil pour aller se cacher dans les églises ou d’autres lieux jugés plus sûrs.

Toutefois, même dans ces camps, la sécurité est loin d’être suffisante. Selon des personnes déplacées, les forces gouvernementales de fait, connues sous le nom d’ex-Seleka, mènent des attaques sporadiques contre les camps et dans les zones voisines.

L’un des camps dans lesquels Amnesty International s’est rendue accueillait environ 3 000 personnes réfugiées autour d’une église, et n’était gardé que par une poignée de soldats de maintien de la paix africains postés à la barrière.

« Certains quartiers de Bangui sont extrêmement vulnérables aux attaques et doivent bénéficier de toute urgence d’une protection physique appropriée », a souligné Christian Mukosa.

« Il faut notamment protéger les hôpitaux, en particulier pour empêcher que ne se reproduisent des drames comme celui de l’hôpital de l’Amitié, où les forces de la Seleka sont venues chercher au moins une dizaine d’hommes pour les abattre. »

Les troupes françaises ont été généralement bien accueillies par la population de Bangui, et leur arrivée a probablement évité un bain de sang encore plus grand. Ces troupes patrouillent dans la ville, à pied ou dans des véhicules.

La Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMAC), composée de soldats de maintien de la paix des pays africains voisins, joue aussi un rôle de protection important à certains endroits de la capitale et dans d’autres parties du pays, même si beaucoup d’habitants de Bangui interrogés disent ne pas faire confiance à son contingent tchadien en raison de ses sympathies présumées avec les forces de l’ex-Seleka.

Selon les chiffres officiels, plus de 400 personnes ont été tuées depuis l’explosion de violence du 5 décembre à Bangui, mais on estime que ce bilan pourrait en réalité atteindre un millier de morts. Le nombre réel de victimes ne sera probablement jamais connu.

D’après de nombreux témoignages, beaucoup de victimes ont été enterrées près de l’endroit où elles avaient été tuées sans être officiellement comptées. Le 8 décembre, Amnesty International s’est rendue sur trois sites où se trouvaient des tombes improvisées, dans le quartier des Castors, à Bangui.

L’organisation a aussi appris que différents types d’armes proliféraient au sein de la population, les gens sentant désespérément le besoin de se protéger. En conséquence, ils s’équipent notamment d’armes à feu et de grenades, ainsi que de machettes et d’autres outils plus rudimentaires.

Amnesty International estime que l’opération de désarmement lancée par les troupes françaises lundi 9 décembre est indispensable pour arrêter la violence, mais qu’elle sera difficile à mettre en œuvre.

« Cette violence a suscité une profonde colère en République centrafricaine, chaque groupe accusant l’autre d’en être responsable. La crise actuelle, qui se développe depuis plusieurs années, ne peut pas être résolue d’un claquement de doigt, mais les soldats de maintien de la paix peuvent jouer un rôle utile en s’attachant en priorité à protéger les lieux et les groupes de civils vulnérables », a indiqué Christian Mukosa.

« Leur objectif doit être de permettre à la population de rentrer chez elle et d’y vivre en toute sécurité, sans avoir à craindre de représailles ni d’attaques. Ce ne sera possible qu’avec une protection et des moyens suffisants. »
http://amnesty.org/fr/for-media/press-releases/central-african-republic-international-community-must-ensure-effective-prot
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=77361
Presse arménienne : Revue du 11 décembre 2013

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous présente cette Revue de Presse parue sur le site de l'Ambassade de France en Arménie le 11 décembre 2013.

Ambassade de France en Arménie

le 11 décembre 2013




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